Notes d'information

Notes d'information (3)

Remaniement ministériel au Burkina : Trois départs, 5 arrivants

 

Le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a procédé  au remaniement ministériel annoncé en fin d’année 2016.

Un léger remaniement ainsi  qu’un jeu de chaises musicales ont fait arriver 5 nouveaux membres au sein du gouvernement. Il s’agit de Siméon Sawadogo, Fatimata Ouattara, Nicolas Méda, Alkassoum Maïga et Oumarou Idani. Le Président s’est délesté du portefeuille de ministre de la défense dans les mains de Jean Claude Bouda, qui quitte le ministère de la jeunesse où il est remplacé par le désormais ancien ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo.

Simon Compaoré s’occupera désormais d’un ministère plein de la sécurité qui a été séparé de l’administration territoriale et de la décentralisation, tout comme le ministère de l’énergie et des mines qui  a été scindé  en deux.

Il y a eu combien de départs ? Trois : Aminata Sana/Congo, désormais ancienne ministre du développement de l’économie numérique, Filiga Michel Sawadogo de l’enseignement supérieur et Roch Marc Christian Kaboré, désormais ancien ministre de la défense, si on peut le dire ainsi !

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba reste à son poste. « Je renouvelle ma confiance au Premier Ministre Paul Kaba Thieba et adresse mes vœux de succès au nouveau gouvernement formé ce lundi« , a déclaré à ce propos, le Chef de l’Etat.

Voici l’intégralité du gouvernement Paul Kaba Thiéba 2 dont les membres, passés de 29 à 32, doivent se rencontrer ce 21 février 2017 

 

Liste des membres du nouveau gouvernement 

Ministre d’Etat, ministre de la sécurité : Simon Compaoré

-Ministre de la défense nationale et des anciens combattants : Jean-Claude Bouda

-Ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur : Alpha Barry

-Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation : Siméon Sawadogo

-Ministre de la justice, des droits humains, de la justice et de la promotion civique, garde des sceaux : Réné Bagoro

-Ministre de l’économie, des finances et du développement : Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori

– Ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale : Clément Sawadogo

-Ministre des enseignements secondaire, supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation : Alkassoum Maiga

-Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation : Jean Martin Coulibaly

–Ministre de la santé : Nicolas Méda

-Ministre de l’agriculture et des aménagements hydrauliques : Jacob Ouédraogo

-Ministre de l’eau et de l’assainissement : Niouga Ambroise Ouédraogo

– Ministre des infrastructures : Eric Bougouma

-Ministre de l’énergie : Alpha Oumar Dissa

– Ministre des mines et des carrières : Oumarou Idani

-Ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière : Souleymane Soulama

-Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat : Stéphane Sanou

-Ministre des ressources animales et halieutiques : Sommanogo Koutou

-Ministre du développement de l’économie numérique et des postes : Fatimata Ouattara/Sanon

-Ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle : Smaïla Ouédraogo

-Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille : Laure Zongo/Hien

– Ministre de la communication et des relations avec le Parlement : Remi Dandjinou

-Ministre de l’urbanisme et de l’habitat : Maurice Bonanet

-Ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique : Batio Bassière

-Ministre de la Culture : Tahirou Barry

– Ministre des Sports et des loisirs : Tahirou Bangré

-Ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et du développement chargée du budget : Edith Clémence/Yaka

-Ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur chargée de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur : Rita Solange Agneketom Bogoré

-Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille chargée des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion : Yvette Dembélé

-Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, des finances et du développement chargée de l’aménagement du territoire : Pauline Zouré

-Secrétaire d’Etat auprès du Ministre d’Etat, ministre l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure chargé de la décentralisation : Alfred Gouba

-Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des enseignements secondaire, supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation : Urbain Couldiati

Le 03 mai 2016, est l’une des journées qui rendent hommage à la libre expression. Elle m’offre l’occasion de saluer les avancées significatives en matière de liberté de presse au Burkina Faso.

Cette année, le pays des hommes intègres est 42ème sur 180 du classement de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontière (RSF) 2016. Notre pays est le 5ème en Afrique. En 2015, le Burkina Faso était à la 46ème place mondiale.

Mon département se réjouit de cette évolution et de ce classement honorable. C’est le résultat de l’action de toutes les parties : celle des acteurs de la presse et celle du gouvernement. Il nous faut donc rendre hommage aux femmes et aux hommes qui font de notre presse un label de référence dont nous en sommes fiers. Une fierté légitime d’autant plus que, selon Christophe DELOIRE secrétaire général de RSF : « il est malheureusement notable que de très nombreux dirigeants dans le monde développent une forme de paranoïa contre l’exercice légitime du journaliste. Le climat général de peur entraine un verrouillage des medias par des gouvernements en pleine dérive liberticide, l’emprise grandissante d’intérêts particuliers sur l’information dans le secteur privé. ».

La liberté de la presse est une condition sine qua none de la démocratie et de la bonne gouvernance auxquelles nous aspirons.  L’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et le putsch du 16 septembre nous rappellent le rôle déterminant joué par les médias nationaux pour le retour à une vie constitutionnelle normale.

Ce rôle est tout aussi important aujourd’hui pour un ancrage réussi et fécond de la démocratie. C’est pourquoi, il faut saluer le thème retenu au plan national : « La presse burkinabè face au renouveau démocratique ! ».

Et comme pour lui venir en aide, Le monde entier célèbre cette année la liberté de la presse, sous le thème : « Accès à l’information et aux libertés fondamentales – C’est votre droit ! ».

La presse burkinabé se doit plus que jamais de rester professionnelle pour, entre autres, consolider ses acquis pour un épanouissement accru des populations. Le renforcement de la  démocratie doit donc être un leitmotiv.

Le gouvernement burkinabé, conscient du rôle et de la place de la presse dans un état de droit, est engagé à offrir de bonnes conditions de travail et de vie aux acteurs des medias.

Toutes les mesures déjà prises au titre desquelles nous pouvons citer : la loi sur l’accès à l’information ; les lois sur les médias, traduisent la volonté assumée du gouvernement à promouvoir une presse de qualité en offrant aux acteurs de bonnes conditions de travail et de vie.

A cela, il faut ajouter la mise en place du fonds de soutien à la presse privée d’un budget de 700 millions de francs CFA, la subvention à la presse privée pour une enveloppe globale de 400 millions de francs CFA et la défiscalisation du matériel de presse.

Je saisis l’occasion de cette célébration pour rappeler aux promoteurs des médias audiovisuels que les essais de la Télévision numérique de terre débuteront en septembre.

Le gouvernement félicite toutes les femmes et les hommes de médias qui, au quotidien font un travail remarquable. Il redit son engagement à prendre toutes les dispositions qui sont de son ressort pour accompagner les journalistes dans l’exercice leur métier.

Je rends hommage à la mémoire des journalistes qui de par le monde ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier.

J’adresse mes vifs et chaleureux soutiens à tous les journalistes injustement emprisonnés du fait de l’exercice de leur métier.

Ensemble, pour une presse libre au service du peuple.

Travailleuses et Travailleurs du Burkina Faso

La commémoration de la journée historique du 1er Mai me donne l’occasion, au nom du Gouvernement, de souhaiter à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs de notre pays mes vœux de bonne et heureuse fête du travail.

Cette journée, symbolique à plus d’un titre, rappelle à l’humanité le martyr des ouvriers de Chicago tombés en mai 1886 dans la lutte pour la journée de 08 heures et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. C’est aussi pour les travailleurs une journée de souvenir, d’espoir et de manifestation de solidarité, et dont la célébration doit les galvaniser dans leurs luttes quotidiennes pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Depuis cet évènement douloureux de l’histoire, un consensus s’est dégagé partout dans le monde pour une conjugaison des efforts afin qu’une telle tragédie ne se reproduise plus et que les travailleurs puissent s’exprimer dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Peuple burkinabè,
Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

Je voudrais, à cet instant précis, saluer la mémoire de nos illustres devanciers, travailleurs ayant quitté ce monde qui, par leur abnégation et leur esprit de sacrifice, ont contribué à perpétuer la valeur du travail. Un tel engagement, combiné à leur esprit de sacrifice, de discernement et d’amour pour la patrie, ont sans doute permis à notre pays d’améliorer un tant soit peu les conditions du monde du travail.

Qu’il me soit aussi permis de présenter ma compassion et ma sympathie aux travailleuses et travailleurs de notre pays, tombés sur les chantiers de la construction nationale et réitérer les condoléances les plus attristés du Gouvernement aux membres de leurs familles et à leurs proches. J’exprime également mon soutien et mes encouragements aux nombreux travailleurs qui ont parfois injustement perdu leur emploi.

Nul besoin de rappeler ici l’importance et le rôle qu’a occupé le mouvement syndical au Burkina Faso, qui du reste, en toute responsabilité, a assumé son rôle historique, toutes les fois que l’avenir et le devenir de notre pays se jouaient. Cet héritage de lutte et de responsabilité citoyenne vaut à nos jours à notre pays d’être souvent cité pour son exemplarité dans la lutte intrépide pour la consécration des valeurs de gouvernance probe et pour l’élargissement du champ de libertés démocratiques.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso

Au-delà de son caractère festif, le 1er Mai de chaque année, est une importante occasion pour le monde du travail et pour le Gouvernement de faire le bilan des actions posées dans la recherche de meilleures conditions de vie et de travail des forces productrices afin d’envisager l’avenir avec davantage de sérénité. Pour le Gouvernement, il s’agit d’un temps fort pour prendre connaissance des doléances du monde du travail depuis la dernière célébration, de les analyser avec justesse et d’y apporter des réponses réalistes et réalisables.

Pour les deux parties, le 1er mai constitue une occasion ultime de dialogue et de concertation, parce qu’étant l’acte introductif à la traditionnelle rencontre annuelle Gouvernement/syndicats, symbole manifeste de leur bonne disposition à faire du dialogue social le socle de leur synergie d’action.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

La célébration de la fête du travail en cette année 2016 intervient dans le contexte politique post-transition et une situation socio-économique difficile en raison des turbulences que notre pays a traversées depuis près de cinq (5) ans. Le constat après les évènements successifs de notre histoire récente est que l’économie a subi un ralentissement sévère, le budget de l’Etat mis à rude épreuve, avec en supplément des préoccupations sécuritaires jamais égalées dans notre espace sous régional. En dépit d’un tel environnement peu reluisant, les nouvelles autorités s’attèlent courageusement, et avec esprit de suite, à trouver des réponses appropriées aux légitimes préoccupations des Burkinabè en général et des travailleurs en particulier.

Cette situation, loin d’être un succédané pour le Gouvernement vaut simplement un appel à toutes les parties pour qu’elles en tiennent compte dans les recherches de solutions aux revendications.

Chers concitoyennes et concitoyens

Sans production, point de distribution ! On ne peut répartir que ce que l’on a pu produire. Si le souci de justice sociale incite à être toujours regardant sur les clés de répartition des revenus, ce qui met tout le monde d’accord, c’est qu’une société qui ne créée pas de valeur ajoutée croupit nécessairement dans la misère.

La célébration du 1er mai de cette année m’offre donc l’opportunité, au nom du Gouvernement, de rendre un hommage mérité à tous ceux qui s’emploient chaque jour à créer des richesses, créer des emplois décents, consolider l’économie nationale et améliorer ainsi le vécu de nos concitoyens. Sont de ceux-là les patrons d’entreprises (grandes entreprises et PME), les commerçants et acteurs du secteur informel, les paysans, les artisans, les ouvriers, les travailleurs des services publics et privés.

Nombre d’entre eux, particulièrement conscients de leur rôle devant l’histoire, font preuve d’ardeur, de combativité et de sacrifice, individuellement ou collectivement, pour que le Burkina Faso puisse sortir de l’ornière et aller résolument à la quête du futur. Qu’ils en soient grandement remerciés ! La nation leur sera reconnaissante.

Travailleuses et Travailleurs du Burkina Faso,

Les bonnes relations de collaboration entre le Gouvernement et les organisations syndicales doivent être préservées pour donner une dynamique positive à la recherche de solutions aux préoccupations du monde du travail.

En conformité avec l’option fondamentale prise par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE dans son programme politique, le Gouvernement  inscrit  toute son action dans la logique de dialogue et voudrait rassurer les acteurs du monde du travail de sa constante disponibilité afin qu’ensemble nous puissions œuvrer à consolider les bases du dialogue social, socle de notre devenir commun.

Le Gouvernement demeure plus que jamais convaincu que tous les acteurs doivent œuvrer à consolider les bases du dialogue social et de la paix dans notre pays, afin de nous permettre de retrouver sereinement sur la voie idoine du développement.

Il en appelle pour ce faire au sens de la responsabilité de chaque acteur, car c’est dans la solidarité que nous parviendrons à passer le cap de  cette période cruciale avec le moins de dommage possible.

Le Gouvernement s’engage d’ores et déjà à analyser avec la plus grande attention les doléances des travailleurs syndiqués qui lui seront transmises ce 1er mai 2016.

Bonne fête de travail aux travailleuses et travailleurs du Burkina Faso !

Je vous remercie

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